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 ▽ A DREAM IS A WISH YOUR HEART MAKE

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Thaïs Ambroise



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MessageSujet: ▽ A DREAM IS A WISH YOUR HEART MAKE   Sam 28 Jan - 17:51

Citation:

THAÏS BERTILLE AMBROISE
« t'es désolé ? ah ouais, ça change tout »
© TUMBLR

▽ ▽ ▽

NOMAmbroise, le nom de mon paternel. Les hôtels du même nom ? L'affaire familiale en effet. PRÉNOM(S) Thaïs, bizarrerie de ma mère, mais après tout à fille original, prénom original. Ajoutez à cela Bertille et Augustine, et vous obtiendrez ainsi mon patronyme complet SURNOM(S)Thaï, prononcé de la même manière que la fameuse nourriture. Inutile de préciser que je ne cautionne absolument pas l'utilisation de ce diminutif et que je préfère largement qu'on utilise mon vrai prénom. ÂGE cela fait maintenant vingt deux ans que je suis arrivé dans ce bas monde DATE ET LIEU DE NAISSANCEun certain premier juin, plus beau jour de la vie de mes parents, enfin vous connaissez le baratin ils vous l'ont tous sorti. mis à part cela, je suis née sur le célèbre rocher, monaco, c'est ça. MÉTIER/ÉTUDES Héritière à plein temps, c'est plutôt prenant vous savez SITUATION MATRIMONIALEécrire ici. LIEU D'HABITATION Paris, la capitale. Je me vois difficilement vivre ailleurs TRAITS DE CARACTÈRE matérialiste, rancunière, impulsive, ambitieuse, manipulatrice, sarcastique, têtue, inaccessible, confiante, convaincante, déterminée, direct, influente, ludique, objective, impatiente, dépensière, sociable, sereine, autoritaire, calculatrice, hypocrite, sournoise GROUPE écrire ici.

▽ ▽ ▽

le sport d'hiver et toi

A LA MONTAGE TU ES DE CEUX QUICela va peut être vous semblez bizarre, voir même incohérent avec ma personnalité mais je suis de ceux qui se lèvent tôt pour être les premiers sur les pistes et qui n'arrêtent de skier que lorsque les remontées mécaniques sont tous fermés. Mais il est vrai qu'une fois la journée terminée je suis la première à courir au spa de l'hôtel. LE SKI POUR TOI ÇA REPRÉSENTE QUOIJ'avais tout juste cinq ans la première fois que je suis montée sur des skis. C'était les vacances et pour une fois mes deux parents étaient réunis. Ils étaient certes toujours collés à leurs téléphones mais c'était tout de même ça. Bon, j'admets que je n'ai aucun souvenir de ces vacances mais c'est ma soeur qui m'a raconté cela. Chaque année, nous revenions tous les quatre, c'était une petite station huppée située en Suisse. Et puis, au fur et à mesure que les années défilaient, notre séjour s'écourtait. Une année mon père décida de rester à Paris, l'année suivante ma mère en fit de même et nous n'étions plus que deux, ma soeur et moi. Pour moi, le ski, et le sport d'hiver en général, représente une famille soudée, qui a disparu depuis maintenant plusieurs années AU SPORT D'HIVER TON LOOK C'EST QUOIPour beaucoup, les vacances au sport d'hiver sont un bon moyen pour décompresser, oublier le stress de la vie quotidienne, et nombreux sont ceux qui choisisse d'adopter un look plus que douteux. Combinaisons multicolores, après ski immondes et bonnets régressifs. Une horreur pour les yeux que je ne cautionne absolument pas. Pour moi, le sport d'hiver n'est qu'un énième terrain sur lequel je peux exhiber mes goûts très pointus en matière de mode LE SPORT D'HIVER EN TROIS MOTSPour commencer je dirais neige, pas la neige artificiel qui sort des canons, non, la vrai neige celle qui tombe du ciel et dont tu reconnais la texture quand les spatules de tes skis glissent dessus. Ensuite, je dirais famille, même si cette année je suis entourée de mes amis, le sport d'hiver a toujours été pour moi lié à la famille puisqu'il s'agit des seules vacances que j'ai jamais passées avec mes parents. Enfin, je dirais éclate parce que c'est bien le seul endroit où l'on peut se dépasser sans passer pour une folle à lier. Et si j'avais eu le droit à un quatrième mot, il aurait sûrement s'agit du mot bonheur, parce qu'après tout, c'est tout ce que cela représente TON AVIS SUR LA STATIONC'est la première fois que je viens dans cette station, quand j'étais plus jeune, j'allais skier en Suisse avec ma famille mais cette année je pars avec mes amies, c'est différent. Une grande première je dirais même mais après tout, cela ne peut que bien se passer


▽ ▽ ▽


PRÉNOM/PSEUDOdieu/retrosmoking ÂGE entre sept et soixante dix sept AVATARleightonjesuisparfaitemeester D'OÙ AS-TU CONNU LE FORUM ? j'ai envie de dire, c'est la question à trois milions & COMMENT LE TROUVES-TU ?et bien c'est à dire que pour l'instant y a rien du tout mais je nous fais confiance il sera beau notre bébé AUTRE je vous aime tous mes petits loups


Dernière édition par Thaïs Ambroise le Dim 29 Jan - 12:20, édité 2 fois
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Thaïs Ambroise



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MessageSujet: Re: ▽ A DREAM IS A WISH YOUR HEART MAKE   Sam 28 Jan - 17:52

Citation:

J’ai le manteaux de la nuit pour me dérober à leurs yeux, mais si tu ne m’aime pas laisse les me trouver ici. Mieux vaut perdre la vie par leur haine que d’attendre la mort sans être aimé de toi.

▽ ▽ ▽

Tu es un con. Vous êtes tous des cons. Aveuglé par une société idéaliste. Tu veux tout posséder, tu veux êtres envié, tu ne cherches pas d'amis, de toute façon, tu finira seul. Tu es seul. Toujours, depuis le début et jusqu'à la fin. Tu nés seul, tu vis seul et un jour tu meurs seul. Tu marches, tu cours, tu vis, en vain. Tu sembles oublier que ta vie n'est pas éternelle. Tu sembles oublier qu'une seule erreur peut t'être fatale. Chaque jour plus de cent milles vies s'éteignent. Tu sais qu'un jour tu seras une de ces cent milles personnes. Tu le sais, tu le sais très bien et pourtant tu t'obstines, tu t'obstines à vivre. Tu vis comme si rien d'autre n'avait d'importance, tu vis comme si tu étais immortel. Tu ne sembles pas songer au fait qu'un jour tout cela aura une fin. Qu'on t'oubliera comme on a oublié tous les autres. La mort ne semble pas te faire peur. La seule chose qui t'importe c'est de vivre. Vivre, pendant qu'il en est encore temps. Vivre, entouré de personnes qui t'exaspères, t'insupportes. Vivre mais dans quel but ? A quoi bon collectionner ces biens futiles et inutiles. Voitures, Maisons, Ordinateurs. Et quand tu auras rejoins le ciel, à quoi te serviront tous ces objets. Un bonheur éphémère. Un plaisir superficiel. Tu dépenses des fortunes pour être comme tout le monde. Robotisé par la consommation, tu n'es plus qu'un pantin. Tu n'es plus libre. Libre de rien. La liberté après tout, c'est un concept. Tout est concept, la société, la vie, la mort. C'est ridicule, je te l'accorde. Mais pourtant tu te fais berner. Naïf ! Ignorant, idiot, innocent, abruti, aveugle, con, con, con. Qui je suis pour parler de toi ainsi ? Tu te demandes n'est ce pas, tu voudrais savoir. Comment j'ose ? Pourquoi ? Je suis ta conscience. Je suis celle que tu cherches en vain d'imiter. Celle qui, bien que tu cours au plus vite que tes jambes te le permettent, se trouvera toujours devant toi. Celle qui aura toujours ce dont tu désires dans tes rêves les plus fous. C'est une ironie, une putain d'ironie. Qu'est ce qui fait qu'on né suiveur ou précurseur. Qu'est ce qui fait qu'on né riche ou pauvre. Qu'est ce qui fait que tu es toi et que je suis moi. La vie est injuste, la vie est courte aussi, mais surtout injuste. Mais au final, tout est injuste

« Tu as vu la nouvelle ? Thaïs machin chose ? » demanda Margaux sidérée. La blonde assise à côté d'elle, une russe sûrement, ou polonaise peut être, lui lança un regard dédaigneux. Puis elle lâcha l'air hautain « Bien sûr, je la follow sur twitter. Et je t'en prie, ne fait pas semblant de ne pas connaitre son nom, c'est Ambroise comme les hôtels » La brunette fronça les sourcils. Elle détestait lorsque son amie la prenait de haut de cette façon là. « Tu les connais mieux que moi ces hôtels après tout, c'est là bas que tu te fais sauter par des putains de photographes pour décrocher des contrats n'est ce pas ? » Fière de sa pique, Margaux se leva vérifiant consciencieusement qu'elle n'avait pas froisser sa nouvelle jupe puis s'éloigna du haut de ses talons de douze centimètres. Cette Thaïs qui alimentait tant les conversations c'était moi. J'avais aménagé à Paris depuis quelques jours à peine et déjà toutes la ville semblait me connaitre. Les ragots allaient de bon train. On me disait mannequin pour une marque de vodka en Russie, stripteaseuse à mes heures perdues, promise au fils d'un riche émirat. On disait aussi que j'avais joué dans une série exclusive aux États Unis et que je comptais lancer une marque de vêtements à Pékin. J'avais à peine mis les pieds dans la capitale que déjà tout le monde semblait me connaitre, que tout le monde semblait se faire une fausse idée de moi. J'avais quinze ans et dans le monde carnassier de l'adolescence, j'étais devenue une personne totalement différente. Je n'étais plus moi, j'étais celle que l'on me disait être. « Alors c'est toi la nouvelle ? Thaïs c'est ça ? » Je levais lentement les yeux de mon cellulaire pour faire face à l'individu qui venait de prendre la parole. C'était un jeune homme, plutôt mignon. « Les nouvelles vont vite dans cette école » Il eut un rire gêné avant de passer sa main dans ses cheveux. « Je m'appelle Arthur » Je lui adressai un léger sourire mais ne lui déclinai pas mon identité, de toute façon, il devait déjà la connaitre depuis bien longtemps. Pour lui j'avais certainement passé ma jeunesse dans la savane africaine, à m'occuper de girafe et de je ne sais quels autres animaux sauvages. « Ça ne te dérange pas toutes ces rumeurs qui se baladent sur toi ? » demanda t'il finalement. « Tu n'y crois pas ? » Il était bien le premier qui parlait de rumeurs et non de faits. Il sourit un instant avant de dire. « Il suffit de taper ton nom sur google pour voir que tu as eu une enfance bannal » « Si les gens veulent parler de moi en mal, ils parleront de moi en mal. A quoi bon démentir ? » « Tu es différente des autres filles Thaïs Ambroise. »




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MessageSujet: Re: ▽ A DREAM IS A WISH YOUR HEART MAKE   Sam 28 Jan - 17:59

Citation:

Mon unique amour a jailli de mon unique haine, je l’ai connu trop tard et vu trop tôt sans le connaître vraiment, prodigieux amour auquel je viens de naître qui m’impose d’aimer un ennemi détesté.


▽ ▽ ▽



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MessageSujet: Re: ▽ A DREAM IS A WISH YOUR HEART MAKE   Dim 29 Jan - 15:59

Citation:

Pourquoi cet amour querelleur, cette haine amoureuse, ce tout créé d’un rien, cette pesante légèreté, cette vanité sérieuse, cette innommable chaos des plus aimables formes...


▽ ▽ ▽

Il arrive que certaine personne attendent désespérément l'âme soeur, des jours, des mois, des années durant. Et parfois cette personne n'arrive jamais. Puis, c'est quand on arrête de chercher, qu'on réalise que finalement, c'est complétement idiot, que ça nous tombe dessus. Comme ça, d'un coup, quand on s'y attend le moins du monde, quand on pense qu'il n'arrivera plus, jamais ! Je suis persuadée qu'il existe sur cette planète pour chacun d'entre nous, quelqu'un qui nous rendra heureux. Quelqu'un qui nous rendra heureux jusqu'au bout, quoiqu'il arrive ! Il arrive cependant souvent que l'on ne soit jamais amené à rencontré cette personne, et si c'est le cas, on enchainera les histoires en sachant pertinemment que la personne en face de nous n'est pas, et ne sera jamais, la bonne. On cherchera souvent à se persuader du contraire et pourtant on en viendra toujours à la même conclusion, ce n'est pas elle, ce ne sera jamais elle. Mais on reste quand même avec, persuadé que ça viendra avec le temps, persuadé qu'on se trompe, qu'on a tort. Et puis un jour on meurt et on se rend compte que sa vie n'a été qu'une successions de mensonges. Que si on avait été plus patient, peut être qu'on aurait pu être vraiment heureux. J'avais à peine treize ans quand j'ai rencontrée Maël. Je pouvais paraitre jeune, c'est vrai. Inconsciente aussi. Complétement folle sûrement, mais je savais. Je savais que c'était lui. Mon amour pour lui me brulait à petit feu. Je voulais passer chaque minutes, chaque seconde, de mon temps avec lui. Je voulais qu'il me sert dans ses bras encore et encore. Qu'il reste auprès de moi quoiqu'il arrive. C'était ça l'amour, je l'avais compris dès le début. C'était comme si rien autour n'avait d'importance, lui, seulement lui. Au début, les histoires d'amour se ressemblent toutes. Et puis, il y a celle qui prennent fin et celles qui durent. C'est à cela qu'on peut les différencier. Les jours passent, puis les mois, les années. L'amour reste, parfois, il persiste. Mais un jour tout s'arrête, l'histoire s'efface. Alors on tourne la page et on l'a ré-écrit, avec de nouveaux personnages, de nouvelles intrigues, encore et encore, inlassablement. Espérant que cette fois, l'histoire puisse avoir une fin heureuse. Chacun d'entre nous espère rencontrer le grand amour, il arrive parfois, rarement, de le trouver. Mais peu à peu il s'échappe, sans réellement qu'on sache pourquoi on se retrouve seul. Terriblement seul. J'étais partie. J'avais quitté Monaco et je l'avais quitté lui, par la même occasion. Petit à petit je suis tombé dans la déchéance. Chacune des parcelles de mon humanité brulait peu à peu. Une par une. Sous les flammes de ma haine. J'en voulais au monde entier, j'en voulais à mes parents. Je leur en voulais de nous avoir séparés, de m'avoir écrasée, laminée, achevée, déstabilisée. Je me sentais abandonnée.

« Arthur t'aime bien tu sais » Lora marchait à mes côtés depuis près d'une vingtaine de minutes. Nous nous trouvions dans le quartier du Marais, arpentant les rayons des boutiques dans un calme religieux. Elle avait dit cela le plus simplement du monde. C'était comme si elle m'avait demandé mon avis sur la robe de soie bleue qu'elle tenait dans sa main droite. Interloquée, je me stoppais net au beau milieu du rayonnage. Lora remarqua ma surprise. « C'est vrai que tu ne le connais pas comme je le connais et je peux te dire une chose, je sais lorsqu'une fille l'intéresse. » Je regardais mon amie les yeux ronds comme des billes. Tous les garçons de notre petite bande semblaient plus ou moins me tourner autour mais j'étais persuadée que c'était seulement parce que j'étais la petite nouvelle du groupe et que bientôt leur intérêt pour moi s'estomperait. « Je suis sûre que tu te trompes » Je secouais frénétiquement la tête, espérant que mon amie ne remarque pas mon embarras. Arthur avait en quelque sorte était mon premier ami à Paris, avant que je retrouve Lora du moins. Il avait été charmant et m'avait aidé à trouver mes repères. « Ce que tu peux être bornée ! » se récria Lora avant de s'éloigner entre les portants. Je poussais un long et bruyant soupir avant de la suivre. « Je ne suis pas bornée ! » lâchai je en fusillant mon amie du regard. Cette dernière m'adressa un immense sourire. « Appelle ça comme tu veux, mais en attendant, aide moi à choisir. La bleu ou la grise ? » Je lui désignai la robe grise qu'elle s'empressa d'aller essayer. Lasse, je m'assis sur un des fauteuils de cuir à l'entrée des cabines d'essayages. Et si Lora avait raison après tout ? Si Arthur était réellement intéressé ? Non c'était ridicule. Et puis il y avait Maël. Ou il y avait eu du moins. Je n'avais pas gardé contact avec lui. J'avais supprimé son numéro de mon cellulaire et effacé de mon ordinateur chacune des photos de nous. A quoi bon souffrir encore plus. J'étais partie. Je ne le verrais certainement plus jamais et peut être m'avait il déjà oublié. Et pourtant, malgré tout cela, je ne pouvais m'empêcher de penser à lui, de penser à tous ces instants passés ensemble, de penser à cet amour qui me brulait la poitrine chaque fois qu'il était dans les parages. Je ne pouvais m'empêcher de penser à ses bras, à ses yeux, à son sourire, à ses lèvres. Je ne pouvais m'empêcher de penser à nous. « Ouh ouh, Thaïs ? Tu m'écoutes ? » la voix de Lora me fit sortir de mes pensées. Elle se tenait devant moi, les poings sur les hanches et les sourcils froissées. « Désolé, j'étais hum, ailleurs. » Lora soupira avant de tourner sur elle même pour me montrer la robe qu'elle venait d'enfiler. « Elle te va super bien ! » dis je lentement.




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Thaïs Ambroise



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MessageSujet: Re: ▽ A DREAM IS A WISH YOUR HEART MAKE   Dim 29 Jan - 18:42

Citation:

Et quand je mourrai que tu le prennes et l’éclates en petites étoiles, dès lors, il embellira tant le visage du ciel que tout l’univers sera amoureux de la nuit, et que nul ne pourra plus adorer l’aveuglant soleil


▽ ▽ ▽

Alors que mes amies et moi nous prélassions dans le jacuzzi de l'hôtel, des voix s'élevèrent derrière nous. Des voix et un rire. Un rire que j'aurais reconnu entre milles. « Charlotte ? ». Mes trois amies me dévisagèrent perplexes. Je ne pris même pas la peine de leur expliquer la situation et me tournais vers les voix. J'avais vu juste. Quelques secondes plus tard, une longue tige blonde franchit la porte. Charlotte De Vazhielles. Elle avait été ma meilleure amie tout au long de mon enfance à Monaco. Au fil des années notre amitié s'était peu à peu effacée, jusqu'à disparaitre entièrement. Je m'en voulais tellement. Prenant mon courage à demain, je sortis de l'eau et marchais à sa rencontre. « Mon dieu Charlotte, c'est toi ? » Elle interrompit sa conversation et entreprit de me dévisager. Un sourire s'étira alors sur ses lèvres rosés. Pas un sourire que je lui connaissais, non, un sourire narquois, presque hypocrite. « Thaïs ? Thaïs Ambroise ? Ce n'est pas possible ! » Elle s'empressa de me serrer affectueusement dans ses bras. Soulagée par cette étreinte, je la serrais à mon tour contre moi. Mes doutes s'envolaient peu à peu. C'était comme si nous avions à nouveau quinze ans, comme si rien n'était arrivé. « On pourrait aller boire un verre au bar de l'hôtel ce soir ? » proposai je finalement. Charlotte accepta la proposition et je rejoins mes amies. Le rendez vous était convenu à vingt et une heure. Après une longue douche bouillante, j'entrepris de m'habiller. Il fallait que je lui en mette plein la vue, que je lui montre que malgré le temps, j'étais toujours la meilleure, que j'avais toujours une longueur d'avance. Après avoir revêtu une courte robe noir et laqué mes ongles d'un rouge profond, je me dirigeais vers le bar de l'hôtel. J'appréhendais. Et si rien ne se passait comme prévu, si nous n'avions rien à nous dire, si nous n'étions plus les mêmes ? Charlotte arriva alors. Superbe comme à son habitude, mais remarquer que sa robe datait de la saison précédente me mis un peu plus en confiance. Le serveur prit notre commande et Charlotte entama la conversation, tout allait à merveille. Du moins avant qu'elle pose la question fatidique « Alors, tu es ici avec qui ? » Je lui expliquais alors que j'étais en compagnie d'amis rencontrés à Paris. A ce moment là, je regrettai amèrement de lui avoir renvoyé la question. « Je suis ici avec des amis également.. Et mon petit ami, tu le connais je pense, il était à l'école avec nous. Maël, Maël de Merteuil » A cette instant précis, je sentis l'univers s'écrouler sous mes pieds. Comment avait elle pu ? Comment pouvait elle.

« Je vais massacrer cette salope ! » m'écriai je avant de frapper du bout de ma canne la balle blanche et par la même occasion remporter la partie de billard. Arthur m'adressa un sourire compatissant avant d'insérer une nouvelle pièce dans la machine. Avec le temps, Arthur était en quelques sortes devenu mon meilleur ami, mon confident. Nous étions plus complices que jamais je n'eus pu l'imaginer et tout cela sans arrières pensées. De mon côté du moins, car les dire de Lora n'avait jamais été vérifié et j'ignorai toujours si Arthur avait réellement était amoureux de moi ou non. Mais tout cela était de l'histoire ancienne et nos quinze ans étaient désormais bien loin. « Qu'est ce que tu comptes faire ? » me demanda t'il en riant. Je réfléchis un instant. C'était une bonne question en effet, je commençais à y réfléchir lorsqu'une voix familière s'éleva dans mon dos. Charlotte. « On est ensemble ok ? » m'écriai je très vite. Arthur me regard l'air interloqué avant d'afficher un sourire complice. Accompagné d'un charmant jeune homme, qui s'avérait être Maël, Charlotte entra dans la pièce. « Oh mince, c'est occupé.. » commença mon ancienne amie avant de reconnaitre mes boucles brunes. « Thaïs ma chérie, je ne t'avais pas vu ! » Je me retournais pour lui faire face, affichant mon plus beau sourire hypocrite. Maël était en retrait, perdu dans ce qui semblait être une conversation téléphonique, il finit par rentrer à son tour. Arthur, complice, passa alors ses bras autour de ma taille. « Alors c'est elle l'amie dont tu m'as parlé ? Tu ne m'avais pas dis qu'elle était aussi jolie » dit il avec un sourire narquois. Je lui assenai un léger coup de coude dans le côtes. Maël ne semblait pouvoir décrocher son regard de moi. Peut être cherchait il à mettre un nom sur mon visage ? Ou alors, il savait pertinemment qui j'étais, et si ce n'était pas le cas, il le découvrirait bien assez tôt. « Vous n'avez qu'à jouer avec nous, on vient juste de commencer la partie ! » proposai je alors. Maël s'empressa d'accepter, sans détacher son regard de mon visage. Dans les dents Charlotte, songeai je. La partie battait son plein et Arthur et moi menions la partie. Maël qui n'avait pas parlé depuis le début du jeux demanda alors « Et vous êtes ensembles depuis combien de temps ? » Arthur fut le premier à prendre la parole. « Ça commence à faire un bout de temps on est ensemble depuis le lycée, on a commencé à se tourner autour très vite mais on a été un peu plus longs à conclure. Et vous ? » Charlotte s'apprêtait à répondre quand Maël la coupa net. « A peu près pareil à vrai dire » La blonde lui lance un regard surpris avant d'afficher un sourire victorieux. Pour la deuxième fois en deux jours, j'avais l'impression de me prendre un coup de poings dans le ventre. C'était atroce. Il avait su comment me toucher, il avait su comment me faire tomber, comment me blesser. La guerre était déclaré. Il voulait me voir souffrir ? Il n'allait pas y arriver. La flamme de mon amour pour lui était encore brûlante malgré les sept années qui s'étaient écoulé, mais la haine que j'éprouvais pour lui à cette instant était encore bien plus forte.
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